En théorie pour le freinage, c'est 70% sur la roue avant, 15% sur la roue arrière et 15 % de frein moteur (ben oui, on ne freine pas en débrayant… rappelez-vous)
Dans une courbe, un léger freinage arrière ralentit la moto et peut permettre de replonger à la corde, mais l'idéal est de la redresser pour freiner et reprendre de l'angle ensuite. Pas toujours évident à mettre en pratique.
Un bon freinage commence par une pression forte et immédiate sur la pédale de frein arrière (pour asseoir la moto), puis un freinage progressif sur le levier de frein avant (pour freiner la moto). Ces actions se réalisent en un temps très bref.
La technique du virage est identique, quels que soient le type de route, de moto ou de pilote. Il faut ralentir, regarder, pencher et accélérer. Rien de plus.
Bien sûr, les situations changent et c'est là que le défi d'appliquer ces quatre éléments de la bonne façon et au bon moment entre en jeu. La première chose à faire est d'observer la route devant vous, le plus loin possible, de choisir une trajectoire en fonction du virage qui se présente (virage serré, long virage rapide, virage en dévers, etc.), de l'adhérence (gravier, eau, nid-de-poule, etc.) et de la présence d'autres usagers. Voyez-vous la sortie du virage? Votre vision est-elle restreinte (virage aveugle, brouillard, pluie, obscurité)? Cette évaluation complète doit se faire en un laps de temps très court. De son acuité dépend la réussite de la manœuvre. Plus vite vous aurez détecté un problème potentiel, plus vous aurez de temps pour y réagir. Quand vous conduisez, vous devez, en tout temps, effectuer une lecture anticipée de la route en avance et être prêt à faire face au scénario catastrophe, c'est-à-dire prévoir le pire et identifier la riposte à apporter.
Maintenant que vous avez ralenti et évalué le virage, il faut commencer à pencher. Et penser à la sortie du virage. Vous devez savoir, avant d'entamer le virage, où et comment s'effectuera la sortie. Si vous ne la voyez pas, il vaut mieux ralentir trop que pas assez et rester «large », c'est-à-dire le plus possible à l'extérieur du virage, quitte à resserrer la trajectoire une fois la sortie en vue. Le but est de maximiser l'adhérence tout en restant en contrôle de votre moto. À vitesse équivalente, un virage large demande moins de force et d'inclinaison qu'un virage serré. En choisissant une trajectoire qui met à profit toute la largeur disponible de la voie dans laquelle vous vous trouvez, vous maximisez l'angle du virage, vous l'élargissez et disposez ainsi d'une meilleure adhérence et d'une plus grande garde au sol.
À l'endroit où vous amorcez le virage, vous devez vous tenir le plus près possible de la limite extérieure de votre voie, même chose en sortie de virage. Et plonger au point de corde à l'endroit le plus près de l'intérieur du virage. La bonne détermination du point de corde garantit l'efficacité et la douceur de votre virage.
Quand vous négociez un virage, la vitesse évolue également en trois phases: la vitesse d'approche (que vous déterminez en fonction de l'environnement), la vitesse d'entrée (que vous devez avoir atteinte au moment de commencer à pencher) et la vitesse de sortie (qui dépend beaucoup des deux premières et de la trajectoire que vous avez choisie).
Une fois que vous êtes incliné dans le virage, votre vitesse doit demeurer constante. Si vous ralentissez ou freinez alors que vous êtes sur l'angle, un transfert de masse s'effectuera sur le pneu avant et pourra produire une dérobade de l'avant ou redresser la moto (tout droit garanti).Si vous accélérez dans le virage, le transfert de masse se fera sur le pneu arrière jusqu'à induire un dérapage. Dans les deux cas, c'est la chute assurée.
En cas de variation de la vitesse durant l'inclinaison, les suspensions risquent de se détendre ou de se contracter, créant des oscillations, ce qui influencera la garde au sol et la géométrie de votre moto. La réduction de la garde au sol limite l'angle d'inclinaison et l'adhérence et, à l'extrême, amène des pièces de votre moto (repose-pied, échappement, etc.) en contact avec la chaussée. Ce qui déséquilibrera la moto et pourra causer une chute.
Le virage à droite
A la moto-école, vous avez appris à pousser sur le guidon au lieu de bêtement le tourner comme sur le tricycle de vos deux ans. Vous poussez à droite pour aller à droite et à gauche pour aller à gauche.
Si ça marche assez bien côté gauche, c'est moins pratique du côté droit.
Pourquoi ?
Ce coté droit est problématique. Votre main droite a déjà du boulot. L'action sur la poignée de gaz, et l'action éventuelle sur le frein. Or la poussée côté droit pour aller à droite a de fortes chances d'occasionner une action involontaire sur la poignée de gaz et vu qu'en virage vous êtes sensés conserver un filet de gaz, ce n'est pas fabuleux !
Comment s'y prendre alors ?
Tirez sur la gauche du guidon, vers l'arrière
Pourquoi ?
Bon notre technique est assez logique, si pousser à droite n'est pas sécurisant, il n'y a qu'à faire le contraire : il faut tirer à gauche. Et miracle ça marche très bien, la machine vire à droite.
Pour les virages à droite, c'est bon, mais pour les virages à gauche…
Rien de plus simple : poussez sur la gauche du guidon, vers l'avant
Pourquoi ?
Reprenez le principe initial de poussée sur le guidon pour les virages à gauche. Poussez à gauche : effectivement la machine penche et elle vire à gauche.
MORALITE
Seul le côté gauche du guidon vous permet de diriger totalement la moto.
Appuyez fermement de la pointe du pied sur le repose-pied qui est à l'extérieur du virage.
C'est la seule façon de sentir correctement votre machine virer.
Et surtout, n'oubliez pas que la moto va là où vous regardez…
Surveillez les roues avant des voitures environnantes, elles indiquent les changements de direction plus sûrement que les clignotants.
Essayez d'accrocher les regards dans les rétroviseurs des automobiles que vous vous apprêtez à dépasser.
Regardez toujours l'endroit où vous voulez passer ; pas le trou dans la route, pas la trace de gas-oil, les gravillons ou la caravane en panne sur le point de corde.
Vous n'avez pas la priorité aux feux verts, les véhicules qui quittent leur stationnement ou le prennent ne s'occuperont pas de vous, les voitures et camions qui roulent à gauche ne dévieront pas pour vous.
Conduisez donc toujours avec deux doigts sur le levier de frein, juste au cas ou. Et sachez cependant que deux doigts ne seront pas suffisants s'il faut freiner vraiment fort ! Et parfois, il n'y aura que l'accélération pour vous tirer d'un mauvais pas.
En passant entre les files de voitures arrêtées ou ralenties sur l'autoroute, ne dépassez pas un écart de 10 ou 20 km/h avec elles. Cela évitera beaucoup d'accidents et limitera les dégâts de ceux qui resteront inévitables.
A un croisement, si une voiture est arrêtée et fait mine de laisser la priorité, méfiance.
Si une voiture, un bus ou un camion s'arrête devant vous sans raison apparente, ne le passez pas comme une balle ! Il y a peut-être un basset en train de passer devant ses roues... Et si c'est un bus qui est arrêté, le basset pourrait bien être une petite voiture...